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Article publié le le 06/10/2012 par Françoise Marissal
     
  Découvrir Hélène de Beauvoir, artiste éclipsée par sa sœur
 
 
Margarethe Murtfeld, ici avec Raymond Muller, s’est prise de passion pour Hélène de Beauvoir et entre autres ses gravures. Photo Françoise Marissal
   
  Grâce à une Allemande qui s’est prise de passion pour Hélène de Beauvoir, la Bibliothèque humaniste de Sélestat expose des gravures de la sœur injustement oubliée de l’écrivain.
   
 

C’est une histoire assez étonnante qui conduit la Bibliothèque humaniste de Sélestat à exposer actuellement des gravures réalisées par Hélène de Beauvoir. Une histoire dont l’héroïne pourrait-on dire – même si elle récuserait ce terme par modestie – est Margarethe Murtfeld. Cette Allemande s’est prise de passion pour la jeune sœur de Simone de Beauvoir lorsque, après avoir travaillé à Paris, elle et son mari Martin ont choisi de s’installer en Alsace pour leur retraite.

Au cours de leurs recherches, ils apprennent qu'à une époque, tout Saint-Germain-des-Prés venait à Goxwiller. Intrigués, ils se renseignent, et découvrent qu’Hélène de Beauvoir, sœur de l’écrivain Simone, et son mari Lionel de Roulet habitèrent de longues années dans ce village du piémont de Barr.

« C’était une surprise totale, nous n’avions jamais entendu parler d’elle », se souvient-elle. Une surprise d’autant plus grande que le couple était un admirateur de Simone de Beauvoir, au point d’avoir donné son prénom à leur première fille…

Apprenant que la maison est à vendre, ils se portent acquéreurs, et commence l’aventure de la deuxième vie d’Hélène de Beauvoir, disparue en 2001 à Goxwiller dans un certain dénuement.

Ils découvrent qu’elle était un peintre reconnu et couru à Paris, et qu’elle eut une influence essentielle dans la prise de conscience féministe de Simone de Beauvoir. « En Alsace, elle fut d’ailleurs plus connue comme féministe que comme artiste, souligne Raymond Muller, président des Amis de la Bibliothèque humaniste. Dans les années 70, elle a créé à Strasbourg SOS Femme alternative, ainsi que le premier refuge pour les femmes battues, la fondation Flora Tristan. »

Au fil de ses recherches, le couple découvre également un stock de gravures réalisées par Hélène et tombées dans l’oubli, et les achète. C’est une partie de ce fond de la collection M. de Cronenbold qui est présentée à Sélestat.

« Hélène de Beauvoir a toujours fait de la gravure, reprend Margarethe Murtfeld, celle-ci lui servait de carnet de croquis pour ses peintures. » Le thème de la nature y est omniprésent ; à visée utilitaire, elles ne sont pas datées, mais on découvre les liens esthétiques avec les gravures de Picasso, Braque…

Pour l’historien et membre du comité des Amis de la Bibliothèque humaniste Gabriel Braeuner, la démarche de Margarethe et Martin Murtfeld est importante : « Elle permet de rendre justice à une femme qui eut une grande importance en Alsace, région qui l’avait oubliée ensuite. »

Exposition jusqu’au 17 novembre à la Bibliothèque humaniste,
du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h (fermé le mardi) ; samedi de 9 h à 12 h.
   
      article publié le 7/10/2012
 
 
 
Margarethe Murtfeld présente de nombreuses gravures de Hélène de Beauvoir, en présence de Raymond Muller, président des Amis de la bibliothèque humaniste. Photo Françoise Marissal expo de Beauvoir Photo DNA -
   
 

Grâce à une Allemande qui s’est prise de passion pour Hélène de Beauvoir, la Bibliothèque humaniste de Sélestat expose des gravures de la sœur injustement oubliée de l’écrivain.

   
 

C’est une histoire assez étonnante qui conduit la Bibliothèque humaniste de Sélestat à exposer actuellement des gravures réalisées par Hélène de Beauvoir. Une histoire dont l’héroïne pourrait-on dire – même si elle récuserait ce terme par modestie – est Margarethe Murtfeld. Cette Allemande s’est prise de passion pour la jeune sœur de Simone de Beauvoir lorsque, après avoir travaillé à Paris, elle et son mari Martin ont choisi de s’installer en Alsace pour leur retraite.

Au cours de leurs recherches, ils apprennent qu’à une époque, tout Saint-Germain-des-Prés venait à Goxwiller. Intrigués, ils se renseignent, et découvrent qu’Hélène de Beauvoir, sœur de l’écrivain Simone, et son mari Lionel de Roulet habitèrent de longues années dans ce village du piémont de Barr.

« C’était une surprise totale, nous n’avions jamais entendu parler d’elle », se souvient-elle. Une surprise d’autant plus grande que le couple était un admirateur de Simone de Beauvoir, au point d’avoir donné son prénom à leur première fille…

Apprenant que la maison est à vendre, ils se portent acquéreurs, et commence alors l’aventure de la deuxième vie d’Hélène de Beauvoir, disparue en 2001 à Goxwiller dans un certain dénuement.

Rendre justice à une femme qui eut une grande importance

Ils découvrent qu’elle était un peintre reconnu et couru à Paris, et qu’elle eut une influence essentielle dans la prise de conscience féministe de Simone de Beauvoir. « En Alsace, elle fut d’ailleurs plus connue comme féministe que comme artiste, souligne Raymond Muller, président des Amis de la Bibliothèque humaniste. Dans les années 70, elle a créé à Strasbourg SOS Femme alternative, ainsi que le premier refuge pour les femmes battues, la fondation Flora Tristan. »

Au fil de ses recherches, le couple découvre également un stock de gravures réalisées par Hélène et tombées dans l’oubli, et les achète. C’est une partie de ce fonds de la collection M. de Cronenbold qui est présentée à Sélestat.

«Hélène de Beauvoir a toujours fait de la gravure, reprend Margarethe Murtfeld, celle-ci lui servait de carnet de croquis pour ses peintures.»

Le thème de la nature y est omniprésent ; à visée utilitaire, elles ne sont pas datées, mais on découvre les liens esthétiques avec les gravures de Picasso, Braque…

Pour l’historien et membre du comité des Amis de la Bibliothèque humaniste Gabriel Braeuner, la démarche de Margarethe et Martin Murtfeld est importante : «Elle permet de rendre justice à une femme qui eut une grande importance en Alsace, région qui l’avait oubliée ensuite.»

   
  Exposition visible jusqu’au 17 novembre.
Bibliothèque humaniste, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h (fermé le mardi) ; samedi de 9 h à 12 h.